25 ans du Cerdd : coup d’oeil dans le rétro des transitions

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  • Mise à jour le March 25, 2026
  • Création le March 11, 2026

Cette année, le Cerdd fête ses 25 ans ! À cette occasion, nous vous proposons de revenir sur les moments forts qui ont marqué l’histoire de notre structure en cinq chapitres. L’occasion aussi de mettre un coup de projecteur sur les grandes échéances internationales et nationales, puisque le développement du Cerdd s’est fait en résonance permanente avec la prise de conscience des enjeux environnementaux à toutes les échelles. 

2006 à 2010 : Consolider les ressources sur le climat et prendre le virage de l’animation régionale

En 2006, l’heure des balbutiements est passée, le Cerdd devient pour la première année un groupement d’intérêt public, preuve de son rôle clé dans le paysage régional des transitions.

Son action monte en puissance alors même que le quatrième rapport du GIEC, intitulé Changements climatiques 2007, résonne comme un avertissement. En France, le Grenelle de l’environnement couche sur le papier une série d'engagements dans les secteurs du bâtiment, des transports, de l’urbanisme ou encore de la recherche. 

Dans le Nord-Pas de Calais, une dynamique unique en France est lancée dès 2008 à travers le Plan climat régional, résultat d’une coopération forte entre l’ADEME, le conseil régional, les départements du Nord et du Pas-de-Calais, mais aussi la DREAL. De là, émerge le pôle Climat au sein du Cerdd, chargé notamment d’animer CAP CLIMAT, le rendez-vous annuel de la dynamique climat en région. À cette occasion, entre 250 et 300 personnes se réunissent chaque année pour débattre, échanger, observer les derniers chiffres régionaux sur le climat et participer à des ateliers thématiques dans le but de se mettre en mouvement. 

Pour le Cerdd, cela se traduit par une demande croissante d’interventions sur les sujets de transitions et de développement durable partout en région. En 2010, le réseau des AmbassadeursDD voit alors le jour dans le but d’essaimer les messages. Vingt-cinq personnes intègrent le réseau dans un premier temps pour être formées sur les sujets divers qui structurent petit à petit les programmes du Cerdd à l’époque : démocratie, nouveaux modèles économiques, évaluation de l’action, etc. Seize ans plus tard, la dynamique du réseau n’est plus à démontrer : pas moins de 120 ambassadeurs et ambassadrices réalisent une centaine d’interventions chaque année dans les Hauts-de-France ! Un service unique en région qui permet de décupler l’action du Cerdd, puisque près de 25 000 personnes ont pu en bénéficier depuis sa création.

2001-2005 : Construire les bases de connaissances sur le développement durable dans une région pionnière

2001. À la suite du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, les premiers Agendas 21 se mettent en place en France. Le Département du Nord, Lille, Valenciennes, Dunkerque et Beauvais s’engagent à mettre en œuvre ce plan d’action en faveur du développpement durable. 

Dans ce contexte, Jean-François Caron, alors tout juste élu maire de Loos-en-Gohelle et vice-président du conseil régional Nord-Pas de Calais à l’époque, crée le Cerdd en faisant le pari suivant : pour que les politiques en faveur de l’environnement se déploient en région, il est nécessaire de disposer d’un lieu ressource, qui fournit de la connaissance, aiguille et accompagne les acteurs du territoire. Ainsi sont définies les missions du Centre ressource du développement durable.

Dès 2001, l’association alors composée de quatre salarié·es, publie 15 principes pour l’action : le début d’une aventure et de l’apprentissage de l’approche systémique. La conscience de l’urgence à agir grandit petit à petit. En 2002, le Sommet de la Terre de Johannesburg est marqué par la célèbre phrase de Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Voilà qui résonne particulièrement dans le Nord-Pas-de-Calais marqué en 2003 par la fermeture de l’usine Metaleurop. L’affaire, qui suscite l’émotion dans toute la France, renforce la prise de conscience d’un modèle prédateur et du besoin, pour la région, de reprendre en main son destin économique, social et environnemental. 

C’est à ce moment-là que se déploie l’association EDA (Environnement & Développement alternatif, née en 1990) sous l’impulsion de Danielle Poliautre, qui deviendra adjointe au développement durable à la mairie de Lille en 2001. Les Assises nationales du développement durable sont accueillies à Lille du 25 au 28 juin 2003. L’objectif : « Clarifier le développement durable, le rendre opérationnel, accessible à tous, mais aussi concrétiser certains engagements. » L’espoir d’un avenir meilleur est célébré à travers le reggae de Massilia sound system et les airs brésiliens de Seu Jorge : place au Festival durable et désirable organisé par le Cerdd ! 

C’est aussi l’heure des premières publications « repères » sur le développement durable ou encore les achats publics durables, et des premiers voyages apprenants. Direction Stockholm et Copenhague pour s’inspirer de ce qui se fait ailleurs.

Pendant ce temps, Jean-François Caron lance à Loos-en-Gohelle, avec la Communauté d'agglomération de Lens-Liévin, la réhabilitation de l’ancien site minier 11/19 fermé en 1986. Là aussi, le symbole est fort : s’appuyer sur l’histoire du lieu, marqué par l’exploitation minière, pour regarder en direction d’un avenir plus « vert ». 

C’est ainsi que le Cerdd, tout comme le CD2E, pôle d’excellence de l’écotransition, débarque sur la base 11/19 en 2005. Vingt-cinq ans plus tard, c’est toujours là que l’équipe, composée désormais de 20 salarié·es, continue d’imaginer une société plus durable et de tisser les liens nécessaires à la massification des transitions.

Et vous, où en étiez-vous entre 2001 et 2005 à propos du développement durable et des transitions ? Vous avez des souvenirs en commun avec le Cerdd ? N’hésitez pas à nous les partager à l’occasion de nos 25 ans ! 

Découvrez le mois prochain les moments forts de l’histoire du Cerdd sur la période 2011-2015.